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vendredi 17 juillet 2009

Quand le travail rend pauvre

Quand le travail rend pauvre

Depuis début juillet, les premiers paiements au titre du revenu de solidarité ac- tive (RSA) sont effectués, se substituant à l'ancien revenu minimum d'insertion (RMI) et à l'ancienne allocation parent isolé (API). S'agit-il d'un simple changement de nom? Pas vraiment, car le RSA (dit alors "chapeau") est versé également aux ménages de travailleurs pauvres dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté (1). L'objectif est de lutter plus efficacement contre cette pauvreté. Il n'est pas sûr cependant qu'on y parvienne par ce biais.

Alternatives Economiques

Via Jobetic

mercredi 12 décembre 2007

Les RMIstes ne demandent qu'à travailler et gagner plus

Les RMIstes ne demandent qu'à travailler et gagner plus

Dans le cadre du grenelle de l'insertion, TNS-Sofres a publié le 11 décembre une enquête, réalisée à la demande du Haut commissaire Martin Hirsch, auprès des allocataires du revenu minimum d'insertion. Celle-ci dresse le tableau de leurs situations hétérogènes face à l'emploi.

[...] les chômeurs de plus de 50 ans sont plus pessimistes : si 39% pourraient travailler immédiatement, 30% pensent ne jamais retravailler un jour et 27% ont des problèmes à régler avant de pouvoir travailler. En effet, plus l'ancienneté dans le dispositif du RMI et dans le chômage augmente, plus se multiplient les problèmes pour revenir à l'emploi et plus augmente le pessimisme sur la possibilité de retravailler.

[...] Pour un premier tiers des chômeurs (32%), c'est avant tout l'absence d'offres qui pose problème pour retrouver un emploi. Ils ont le sentiment qu'on ne leur propose pas d'emploi. Même les personnes qui ont déjà eu une expérience professionnelle, précaire ou stable, affirment ne pas se voir proposer d'emploi. Les personnes de plus de 50 ans sont spécialement touchées par ce défaut de propositions de travail.

[...] surtout chez les plus de 50 ans, les emplois proposés sont trop précaires en terme de durée et/ou de salaire pour qu'ils soient sûrs d'y gagner en perdant le bénéfice de leurs allocations.

[...] Les emplois proposés ne conviennent pas non plus car ils obligent à des dépenses supplémentaires qui coûtent autant que le gain induit par une transition du RMI vers un salaire.

Via JobEtic